Les trois îles principales des Comores sont regroupées au sein de l’Union des Comores, état fédéral dirigé par un président. Elles disposent toutefois d’une entière autonomie, inscrite dans la constitution adoptée en 1978 peu après que le pays a eu acquis son indépendance à l’égard de la France. En 2001, plusieurs référendums constitutionnels ont été organisés dans le but de renforcer le statut autonome de ces îles au sein de l’Union. Le pays est en outre divisé en 4 municipalités urbaines, dont Moroni, la capitale, et plusieurs communes rurales de moindre taille. Ces 4 municipalités et les trois îles disposent chacune d’une assemblée élue, représentée au sein de l’assemblée centrale de l’Union. Les membres de ces assemblées sont élus pour un mandat de cinq ans ; les dernières élections se sont tenues en 2009, et les prochaines élections sont prévues en 2014.
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Au regard d’une population relativement modeste, les assemblées s’acquittent de fonctions qui incombent habituellement à l’échelon local. Le référendum constitutionnel de 2002 est le texte de référence portant dispositions de renforcement de l’indépendance des décisions locales. Concernant l’échelon national, l’assemblée de l’Union adopte les lois applicables à toutes les îles, soit dans les domaines que sont la religion, la nationalité, la monnaie, les relations avec l’étranger et la défense nationale. L’échelon local est doté de compétences dans tous les autres domaines, et notamment pour toutes questions et politiques spécifiques dont la mise en œuvre s’avère plus pertinente à l’échelle locale.Les districts sont autogérés et la législation de chaque île est particulièrement étendue.
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La petite taille des îles de l’Union des Comores limite, de facto, la mesure de la décentralisation. Bien que les localités disposent d’une grande latitude de manœuvre et de décision dans la gestion de leurs affaires, leur taille modeste, l’absence de ressources et/ou de capacités agissent souvent comme un frein à l’efficacité de la gouvernance locale et de la mise en œuvre des politiques adoptées, tout particulièrement dans les domaines de l’éducation et de la santé. Le développement national se concentre essentiellement sur le développement économique et la gestion des finances. Pour permettre à l’échelon local de fonctionner véritablement, l’Union des Comores devra se concentrer sur des questions telles les économies d’échelles, la maîtrise/ l’élimination des redondances et des chevauchements de compétences entre îles, et s’attacher à optimiser l’utilisation de savoir-faire et expertises généralement limitées.
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