La République de Djibouti est née en 1977, au moment où le pays a pris sont indépendance vis-à -vis de la France. Jusqu’en 1992, année de l’adoption d’une nouvelle constitution, le pays répondait en très grande partie à une législation datant de l’époque coloniale, et la division politique du pays était calquée sur le modèle français, avec 6 régions, dont Djibouti, la capitale, l’échelon inférieur consistant en 11 districts dont certains chevauchant plusieurs régions. Jusqu’en 2006, époque à laquelle le gouvernement a engagé une démarche de décentralisation, les gouverneurs régionaux et administrateurs de districts étaient nommés par le gouvernement central : cette année-là , le pays a tenu ses premières élections régionales, dont les résultats sont valables pour un six ans. Tandis que les élections législatives sont prévues pour 2013 et les élections présidentielles pour 2017, aucunes élections locales n’ont été programmées jusqu’ici.
Â
Les premières étapes visant à faire avancer la décentralisation ont eu lieu au lendemain de la signature de l’accord de paix de 2001 qui a mis un terme à un soulèvement populaire particulièrement violent, le gouvernement central décidant d’accorder une plus grande autonomie à certaines régions et de créer un plus grand nombre d’autorités locales. Des efforts supplémentaires ont été déployés en 2006, année qui a vu la mise en place d’une collaboration à grande échelle entre le gouvernement et un certain nombre de bailleurs, visant spécifiquement à mettre en œuvre une véritable décentralisation et à renforcer l’échelon local. Le projet Gouvernance et Décentralisation – collaboration entre le gouvernement de Djibouti et la Fondation internationale pour les systèmes électoraux (International Foundation For Electoral Systems, IFES) a dispensé des formations et ateliers pratiques visant à améliorer les capacités de gouvernance des autorités locales. Le gouvernement a soutenu cette décentralisation par le biais du Ministère de l’Intérieur et de la décentralisation, mettant en place un cadre juridique spécifique et formulant des directives destinées aux autorités locales.
Â
Le gouvernement considère que les autorités locales ont un rôle clé à jouer dans la réalisation de divers programmes de développement, visant notamment la réduction de la pauvreté, l’accès à l’eau, l’éducation et le développement économique (rural). Tout en profitant à la population djiboutienne, les collaboration et projet évoqués précédemment lui permettent de s’impliquer, elle aussi, dans le processus démocratique.
Â
|