Le processus de décentralisation en Ouganda est passé, au cours des trente dernières années, par plusieurs phases, exécutées à différents rythmes. Les divisions administratives du pays ont évolué. Aujourd’hui, la première instance de gouvernance locale est le district – l’Ouganda en compte 111 au total – dont Kampala, la capitale. Un certain nombre de ces districts ont été ajoutés au cours des six dernières années. Ces districts sont à leur tour divisés en contés (160), sous-contés (210), paroisses et villages. Qu’ils soient urbains ou ruraux, les contés sont dirigés chacun par un conseil élu pour une période de 5 ans, pour la dernière fois en mars 2011. Les contés urbains ont des pouvoirs plus étendus que leurs homologues ruraux, en matière de fiscalité notamment. Aux côtés de cette division, la structure de gouvernance ougandaise intègre six royaumes traditionnels, dont l’autorité s’exerce essentiellement dans des questions telles que la culture.
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L’échelon local relève de la loi de 1997 relative aux gouvernements locaux, modifiée (en 2001) afin de garantir que les dispositions de la constitution de 1995 soient suivies de leurs pleins effets. Ce texte prévoit le transfert aux autorités locales de compétences telles que la santé, le commerce et l’éducation. La loi de 2003 relative à la commission financière pour les gouvernements locaux contient des dispositions spécifiques de décentralisation fiscale et de mesures d’appui et de soutien aux autorités locales vers une gestion efficace et efficiente de leurs budgets. La délégation de la compétence financière à l’échelon local avait pour but d’accroître son autonomie et sa responsabilité.
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L’Ouganda poursuit une politique de décentralisation qui repose sur une collaboration étroite entre son Ministère des gouvernements locaux, l’Association des gouvernements locaux d’Ouganda (ULGA), l’Association des autorités urbaines d’Ouganda et les autorités locales. Au nombre des initiatives récentes de ce ministère, on notera les programmes I et II visant l’amélioration des infrastructures agricoles communautaires et le programme de soutien aux moyens de subsistance des districts. Les deux associations de gouvernements locaux du pays ont également été les initiatrices d’activités visant à soutenir les autorités locales, pour exemple le programme de transformation de l’habitat des pauvres des zones urbaines en Ouganda (TSUPU), destiné à maîtriser l’urbanisation et lutter contre la pauvreté en milieu urbain.
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