Le territoire de Guinée-Bissau est divisé en huit régions, le secteur de Bissau étant un secteur autonome. L’échelon inférieur comprend 37 régions, divisées en sous-préfectures et districts ruraux. Chaque région est dirigée par un conseil composé de représentants de villages et de sous-préfectures, élus pour cinq ans. Toutefois, l’organisation de l’échelon local, notamment en termes d’élections, reste aujourd’hui encore confuse, au regard des troubles persistant dans le pays depuis la guerre civile de 1998-1999. Les élections de 2003, tenues dans le sillage du pacte en 10 points de 2002, n’ont pas été quant à elles le signal d’un divorce clair avec le passé. Ce pacte entendait remettre l’échelon gouvernemental au cœur du paysage politique : malheureusement, les difficultés financières et infrastructurelles ambiantes ont rendu sa mise en œuvre impossible. Depuis, les efforts du gouvernement de Guinée-Bissau se concentrent essentiellement sur l’intégrité et la stabilité de l’État, et à lutter contre le trafic de stupéfiants.
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La gouvernance locale relève exclusivement de la constitution de 1984. La mission de l’
Union européenne en matière de réforme du secteur de la sécurité a aidé la Guinée-Bissau à élaborer des législations primaires et secondaires visant, entre autres, à renforcer la position des autorités locales dans leurs fonctions de maintien de la pais. Toutefois, la mise en œuvre de ce plan a été déboutée par de nouveaux soulèvements en 2010. Le soutien direct aux communautés locales en matière d’infrastructures et de services de proximité est assuré par une coopération active avec un certain nombre de bailleurs internationaux : à ce titre, les autorités locales sont renforcées, dans l’attente de développements institutionnels et législatifs émanant de l’échelon national.
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