Sur les 29 atolls qui composent les îles Marshall, 24 sont habités : ce sont eux qui constituent la base administrative du pays. Chacun de ces atolls correspond à un territoire municipal et à un district électoral. Les élections locales se déroulent concourament aux élections parlementaires, soit tous les quatre ans. Les conseillers municipaux et les maires ont été élus pour la dernière fois en 2007, les prochaines élections étant programmées pour le deuxième semestre de 2011. Ils sont à la tête de quatre districts –Majuro, Ebeye, Jaluit, et Wotje – qui ont fonction d’organes de gouvernement local : ainsi, ils ont compétence à lever l’impôt et peuvent en outre recevoir des subventions du gouvernement central. Les formes d’autorité traditionnelles, qui jouent un rôle important dans les décisions locales et nationales, sont intégrées à l’édifice politique contemporain des îles : ainsi, aux côtés du parlement national (« ntijela ») siège un conseil composé de 12 chefs traditionnels, appelé l’ « iroji ».
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L’échelon local, inscrit au Titre IX de la constitution des îles Marshall, relève de la loi de 1980 relative aux gouvernements locaux, qui dispose de la structure des gouvernements locaux et stipule quelles sont leurs compétences. 1989 a vu la mise en application des dispositions de la loi sur la fiscalité et les redevances locales, dotant les gouvernements locaux de pouvoirs étendus en matière fiscale et de gestion financière. Deux ans plus tard, la loi de 1991 portant dispositions de préservation du patrimoine historique a créé des postes d’agents locaux chargés de la préservation des sites et monuments historiques. Ainsi, l’échelon local joue un rôle clé dans la mise en œuvre des politiques nationales.
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Le développement de l’échelon de gouvernance local s’observe notamment dans les domaines de l’environnement et du tourisme, ce dernier étant une source de revenus importante pour les îles Marshall. La protection de la vie marine et, de manière générale, des écosystèmes et de l’environnement, va de pair avec l’amélioration des conditions de vie de la population locale. On relèvera tout particulièrement le programme « Construction de la résilience des communautés et de leurs écosystèmes devant les défis posés par le changement climatique dans le Pacifique », qui repose sur une coopération à plusieurs niveaux entre les échelles locale, nationale et internationale.
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