L’archipel de Fidji comprend plus de 300 îles, dont 110 sont désertes. Le territoire national est divisé en quatre régions administratives (et statistiques) – le Nord, l’Est, l’Ouest et le Sud – divisées à leur tour en 14 provinces qui fonctionnent en collaboration étroite les unes avec les autres et jouissent de pouvoirs clés tels que la levée de l’impôt et la participation à l’élaboration des politiques publiques. Chaque province dispose d’un conseil élu dans le cadre d’élections qui se déroulent parallèlement aux élections nationales. Les dernières élections, qui ont eu lieu en 2006, ont été suivies d’un coup d’état qui a vu la mise en place de l’actuel premier ministre. Les élections de 2011 ont été reportées à 2014. Le Grand conseil des chefs, qui jouait jusqu’ici un rôle prépondérant dans le paysage politique de l’archipel, a été suspendu. Ce conseil était élu par un échelon local composé de districts, de villages et de villes de moyenne importance. Le territoire national de Fidji est divisé en 14 provinces, 17 districts, 1 175 petits villages traditionnels – appelés « koros » – et 10 villes moyennes qui jouissent d’un statut municipal particulier, avec un maire élu. Chaque koro élit un chef (« turaga ni koro »). Plusieurs villages se regroupent au sein de forums régionaux, appelés « tikinas », qui constituent la base de gouvernement des 14 provinces.
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L’échelon local est placé sous la tutelle du Ministère des gouvernements locaux, de l’aménagement urbain, du logement et de l’environnement. Les principales dispositions législatives, reprises au Chapitre 125 de la loi de 1985, modifiée (dernière modification : 2006), précisent quels sont les pouvoirs et compétences des autorités locales, des municipalités et des districts notamment. Un livre blanc, publié en 2007 par les autorités locales, proposait un ensemble de recommandations visant à améliorer le cadre juridique et réglementaire dans lequel opère l’échelon local. Hélas, l’abrogation de la constitution, en 2009, a vu la suspension de toute évolution législative et réglementaire.
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La question actuelle, en matière de gouvernance locale dans les îles Fidji, est la consolidation de textes de lois qui tendent à se contredire et être redondants, ce qui, aux côtés de budgets très limités, freinent considérablement les autorités locales dans leurs activités. Le Ministère des gouvernements locaux, de l’aménagement urbain, du logement et de l’environnement a récemment lancé un plusieurs projets de développement urbain, notamment en matière de gestion des déchets et d’infrastructure. Des financements exceptionnels ont en outre été dégagés pour développer le tourisme.
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