La structure gouvernementale centrale de Somalie a particulièrement souffert de la guerre civile et de l’instabilité civile et politique qui perdure depuis 1991. Avant l’effondrement de cette structure centralisée, le pays était divisé en 15 régions et 80 districts. Les conseils de gouvernance étaient nommés par le président. À l’heure actuelle, le paysage politique somalien se compose de la présence concourante d’un gouvernement de transition (gouvernement fédéral de transition de la République somalie) et d’un certain nombre d’autres gouvernements ou administrations qui, tous, prétendent avoir autorité dans certains domaines. La plus proéminente de ces administrations est la République de Somalie, Puntland et Galmudug. Au sein des frontières reconnues par la communauté internationale, la Somalie dispose d’une structure fédérale, dans laquelle la grande majorité des Somaliens vivent selon des traditions nomades très anciennes. Le gouvernement de transition avait programmé la tenue d’élections nationales pour 2011 ; toutefois, le contexte et les différentes composantes de ces élections restent peu clairs, l’une d’entre elles étant la démarcation et la reconnaissance, par la communauté internationale, des frontières nationales.
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L’aliénation et l’absence de liens entre les différentes régions et le gouvernement central font partie des causes des turbulences et des violences des vingt dernières années de l’histoire somalienne. En l’absence continue d’un gouvernement central formalisé, les communautés locales doivent prendre en main leur propre destin, et les formes de gouvernance traditionnelles prévalent sur les rares institutions et instances de gouvernement centralisé en place.
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Dans ce contexte, les organisations internationales ne donnent pas la priorité au développement de l’échelon local, mais s’attachent plutôt à améliorer les conditions de vie des populations. Aujourd’hui, les services publics sont dans leur quasi-totalité assurés par des ONG, qui se concentrent principalement sur les questions de santé, d’alimentation, d’éducation et sur le support aux initiatives de développement économique à petite échelle. Avant d’envisager la construction d’un échelon local viable et durable, il est impératif de concentrer les efforts déployés en Somalie sur la stabilisation de ses statut et l’environnement institutionnels
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