La structure politique des îles Samoa s’articule autour plusieurs échelons : l’échelon central, un échelon de districts, au nombre de 11, dits « tūmālōs », dirigés par des villages-capitales conformément à des constitutions qui reposent sur des lois et règlements traditionnels, et un échelon de villages (« fonos ») et autorités urbaines qui jouent un rôle fondamental dans le paysage politique des îles. Le pays compte ainsi 26 autorités urbaines et 286 autorités locales rurales, la capitale, Apia, étant composée de 45 villages. Les autorités locales rurales et urbaines disposent chacune d’un comité, dont la composition relève de la tutelle du Ministère des femmes, des communautés et du développement social, chargé plus généralement de l’administration du développement des communautés locales. Un certain nombre de représentants des villages agissent à temps partiel en qualité d’administrateurs de districts. Les élections nationales sont les seules élections à être réglementées par le gouvernement central et sont tenues tous les ans, pour la dernière fois en mars 2011.
L’échelon local dans les Îles Samoa jouit d’un degré de liberté notable, précisément énoncé dans le principal texte de loi du pays, la loi de 1990 relative aux villages fonos. Ce texte prévoit les attributions et compétences des autorités locales en matière d’éducation, de gestion de l’eau et de santé. Le développement repose sur les efforts conjoints entre les échelons de gouvernement local et central, collaboration également inscrite dans la législation, et plus particulièrement dans la loi de 1995 sur les affaires internes. Bien que le Ministère de l’Intérieur dont dispose ce dernier texte n’ait jamais été créé, l’esprit de ce texte est perpétué par la position de facilitateur des besoins locaux adoptée par le gouvernement central. La dernière évolution législative relative à la gouvernance locale date de 2005, qui a vu la modification de la loi relative à l’agence d’aménagement et d’urbanisme (PUMA). Cette loi porte réorganisation de la gestion et de l’aménagement de la zone urbaine qui entoure la capitale.
Le développement de l’échelon local dans les Îles Samoa relève avant tout des autorités locales mêmes. C’est à elles qu’il appartient d’identifier les champs d’amélioration potentiels : une fois ces champs identifiés, elles bénéficient de l’aide du gouvernement central et de ses ministères. Outre sa participation au Forum des gouvernements locaux du Commonwealth, visant à plaider la cause et l’importance de la gouvernance locale, le pays mène un certain nombre de projets destinés à améliorer ses installations touristiques et les conditions de vie des îliens. Le programme de développement durable des communautés (CCSDP) et le programme d’appui au secteur de l’eau (WaSSP) sont deux exemples de coopération, tant entre les échelons de gouvernement local et central du pays qu’avec des partenaires internationaux.
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