Au cours des vingt dernières années, Madagascar est passée par un certain nombre de changements en matière de gouvernance locale : ainsi, les années 1990 ont été le témoin de plusieurs ajustements constitutionnels visant à faciliter l’autonomisation des collectivités locales en leur accordant des pouvoirs financiers étendus et un nouveau statut juridique. La division du territoire a, elle aussi, fait l’objet de modifications : les six anciennes provinces héritées de l’ère coloniale française, ont été démantelées en 2002, pour laisser la place à 22 nouvelles régions, ou « faritras » en 2004. Ces faritras sont sous-divisées en 116 districts, chargés de la supervision juridique et réglementaire de 1 557 communes, rurales et urbaines. Ces communes sont gouvernées chacune par un maire élu, qui nomme les chefs des « fokontanys » (villages traditionnels malgaches). Ces fokontanys, au nombre de 16 969, forment la colonne vertébrale administrative et exécutive de la structure décentralisée malgache. Les maires sont élus pour une période de 4 ans, pour la dernière fois en 2006 ; les prochaines élections municipales devraient se tenir en 2013.
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Le changement de régime politique de 2009 n’a pas affecté la structure gouvernementale locale. Le pays est aujourd’hui placé sous la Haute autorité de transition, dirigée par Andry Rajoelina, ancien leader de l’opposition. Après l’adoption d’une révision constitutionnelle, en 2010, des élections présidentielles devaient se tenir en 2011. Les plus grands changements effectués à l’échelon local concernent la nouvelle division du territoire national au début du vingt-et-unième siècle. Un certain nombre de projets ont été lancés par ailleurs, telle la réforme foncière qui a vu les communes et le gouvernement central mener diverses expériences en matière de droits de propriété foncière et d’usage des sols. Un ensemble de textes de loi ont en outre été adoptés, visant à doter les collectivités locales de compétences spécialisées telles que l’environnement, l’urbanisme, l’équipement et la santé.
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L’avenir de l’échelon local à Madagascar dépend essentiellement de l’évolution des récents changements politiques ; toutefois, en dépit de ce que certains pays aient décidé d’interrompre leurs échanges diplomatiques avec Madagascar, le processus de décentralisation est bel et bien engagé et fortement soutenu par la société et les acteurs politiques. Les organisations d’aide internationales soutiennent les projets malgaches, en renforçant les normes humanitaires ou en soutenant la participation des femmes aux projets de coopération entre l’échelle locale et le Ministère de la décentralisation. Bien que la priorité du pays soit de stabiliser son régime, il lui faut néanmoins se consacrer à l’échelon local en vue de poursuivre le processus de décentralisation et de renforcer les communautés.
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