Le Gabon est divisé en 9 provinces et 37 départements, dont certains divisés à leur tour en sous-préfectures (8 en tout). Les gouverneurs, préfets et sous-préfets, nommés par le président – auquel ils rendent compte –, président les différents organes de gouvernement. Le paysage politique gabonais a longtemps été dominé par un système monopartite, auquel les émeutes de 1990 ont mis un terme, la population exigeant plus de démocratie et des élections libres. 1991 a vu l’adoption d’une nouvelle constitution et la tenue d’élections aux échelons national et local. Les conseils locaux et les maires sont élus pour une période de five ans. Les élections locales de 1996 ont donné lieu à de nouvelles émeutes, certaines autorités locales, dont Libreville, la capitale, ayant élu un maire de l’opposition. Les dernières élections locales, qui se sont déroulées en 2008, ont de nouveau montré l’importance du local dans la politique nationale, les rivalités nationales s’étant vivement affrontées à cette occasion.
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En 2009, la mort du président Omar Bongo, en place pendant plus de 42 ans, a eu pour effet d’ouvrir l’arène politique gabonaise par la tenue de nouvelles élections. Le nouveau président élu a lancé un programme dit « Gabon émergent », destiné à réorganiser le pays, notamment en matière d’échanges commerciaux, d’industrie et de prestations des services. L’échelon local s’est vu attribuer des compétences visant à soutenir ce programme national, tout particulièrement dans les domaines des services de proximité (santé, éducation), des sports et du tourisme. Le budget reste néanmoins sous le contrôle des instances supérieures de gouvernement, comme c’est le cas notamment du développement énergétique.
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En conclusion, malgré l’absence de réforme législative visant la responsabilisation et l’autonomie de l’échelon local, ce dernier soutient activement des mesures de programmation nationales qui prévoient en outre la formation des fonctionnaires gabonais et l’amélioration de l’infrastructure et des équipements locaux. Partant, les autorités locales sont aujourd’hui dans une position qui leur permet de se positionner en tant qu’interlocuteur incontournable du gouvernement central pour le développement du pays dans son ensemble. Des organisations telles l’Association des communes du Gabon peuvent y jouer un rôle prépondérant.
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