L’administration publique guinéenne relève du Ministère de l’administration du territoire et des affaires politiques.
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Le territoire national est divisé en 8 régions, 33 préfectures et plus de 100 sous-préfectures, assortis de communes et de districts. Les districts se trouvent dans les zones rurales, tandis que les communes se trouvent en zone urbaine, comme c’est le cas notamment de Conakry, la capitale, qui est à la fois une autorité locale et une circonscription décentralisée, qui est divisée en cinq municipalités. L’ensemble des dirigeants locaux, tels les gouverneurs de régions, sont nommés par le président, à l’exception des dirigeants des districts, élus par les communautés locales. Les dernières élections locales ont été tenues en 2005 et sont valables pour une période de cinq ans. Aucunes élections n’ont été programmées jusqu’ici par le nouveau gouvernement élu en 2010 à la suite d’un régime militaire déposé à la suite d’émeutes particulièrement violentes.
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Bien que l’échelon local ait été déclaré « ‘important » en 1986, sa mise en œuvre effective reste difficile. Un document émis en 2006 par la direction nationale de la décentralisation a identifié un certain nombre de problèmes récurrents et persistants. Ainsi : résistance à la décentralisation du gouvernement central, insuffisance de ressources financières, d’expertise et de coordination entre les différents programmes. Concernant les recommandations formulées par la direction nationale de la décentralisation, certains efforts ont été consentis vers l’amélioration de la position institutionnelle de l’échelon local et de la coopération avec d’autres parties prenantes telles les organisations de développement. L’instabilité politique a malheureusement été un frein considérable à l’adoption/ au lancement de réformes législatives plus larges. Depuis mars 2010, les élections nationales ont, semble-t-il, été tenues de manière transparente, et le climat politique s’est apaisé.
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Le développement de la gouvernance locale en Guinée après cette période de transition dépendra essentiellement de l’aide international, du traitement de questions telles la réduction de la pauvreté, la santé, l’assainissement et l’hygiène, et de la stabilisation de la situation politique et économique. Plusieurs organisations d’aide internationales ont d’ores et déjà exprimé leur intérêt à soutenir le traitement de ces questions. Toutefois, un développement véritablement durable de la gouvernance locale dans le pays passera toutefois par une plus grande indépendance des autorités locales. Les organisations nationales, telle l’Association des maires de Guinée, sont par ailleurs des acteurs de choix vers l’appel à l’adoption et la mise en place d’un cadre juridique et réglementaire robuste permettant aux autorités locales de s’acquitter véritablement des fonctions qui leur incomberaient.
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