Antigua-et-Barbuda fait partie du Commonwealth : à ce titre, elle a pour chef d’État officiel la Reine Elizabeth II. Il s’agit d’une monarchie constitutionnelle bicamérale fédérale, qui a acquis son indépendance en 1981. Sa constitution, adoptée cette même année, prévoit la division du territoire en plusieurs paroisses, dont six se trouvent sur l’île d’Antigua. Barbuda dispose de son propre conseil, qui relève des dispositions de la loi de 1976 sur les gouvernements locaux ; l’île de Redonda, déserte, a statut de territoire dépendant. Le conseil de Barbuda est composé de dix membres qui siègent également à l’assemblée nationale. Neuf de ces membres sont élus pour deux ans – les prochaines élections sont prévues pour 2011 – et les deux autres sont désignés. Antigua compte quant à elle vingt-neuf conseils communautaires : réélus tous les cinq ans, ils comptent chacun 9 membres, 4 nommés par le gouvernement central et 5 élus.
La création des paroisses d’Antigua répond à un impératif purement administratif, les conseils paroissiaux étant chargés, d’une part des administration et réglementation de l’agriculture, des forêts, de la santé, de l’énergie et des routes, d’autre part des levée et perception de recettes publiques visant à couvrir leurs dépenses. Le texte de 1976 est le seul instrument législatif et réglementaire en matière de gouvernance locale.
L’absence d’organes de gouvernance locale est compensée par l’intervention de divers Ministères et la mise en œuvre de projets ponctuels émanant du gouvernement central. Les habitants sont impliqués dans les projets de développement agricole, du tourisme et des petites entreprises. Le développement communautaire dépend directement du Ministère de l’Intérieur, de la Jeunesse et de l’information, dont relèvent également les questions de gouvernance locale.
Â
|